DISCORSO PRELIMINARE AL PRIMO PROGETTO DI CODICE CIVILE

L'objectif est de construire un nouvel humanisme juridique, renforcé par la circulation ..... Insomma, la nuova luce del sistema post- feudale non subiva affatto il ...
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6-09-2013

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Ius Commune Europaeum e Sistemi Italo-Francofoni

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Si pubblica per la prima volta in lingua italiana il Discorso preliminare al primo progetto di codice civile di Portalis (1746-1807), protagonista della redazione della grande codificazione voluta da Napoleone.

Discorso preliminare al primo progetto di codice civile

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Jean-Étienne-Marie Portalis

DISCORSO PRELIMINARE AL PRIMO PROGETTO DI CODICE CIVILE a cura di Roberto Calvo

di

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Questo volume, sprovvisto del talloncino a fronte, è da considerarsi copia saggio gratuito esente da IVA (art. 2, c. 3, lett. d, DPR 633/1972)

€ 16,00

ISBN 978-88-495-2644-8

Edizioni Scientifiche Italiane

ES

Ius Commune Europaeum e Sistemi Italo-Francofoni 1

La collana muove dalla convinzione dell’utilità di esplorare con vigore un territorio culturale che merita di essere valutato oggi sotto una nuova luce: la diffusione della cultura giuridica francofona in Italia attraverso la traduzione di classici del pensiero anche economico-filosofico, sociologico e storico venante e il code civil e le codificazioni che hanno tratto da esso il proprio impulso, nonché la traduzione di opere italiane in lingua francese allo scopo non soltanto di dare rinnovata linfa al dialogo tra le due anime culturali indicate, ma anche di sollecitare il confronto tra studiosi italiani e studiosi di lingua francese. L’obiettivo è la riedificazione di un nuovo umanesimo giuridico, cementato dalla circolazione delle idee meditate attraverso il prudente e virtuoso filtro dell’approfondimento scientifico che non sia frutto di iniziative isolate. A fianco della traduzione ora tratteggiata potranno nascere iniziative editoriali (dalle monografie ai lavori collettanei) – le quali costituiscono un elemento di novità nella tradizione giuridica contemporanea – di giuristi italiani in lingua francese e di studiosi francofoni in italiano. Il termine «giurista» deve essere ovviamente inteso in senso lato: non s’intende alludere soltanto allo studioso del diritto positivo, ma si vuole invero far riferimento all’indagatore anche di altre discipline il quale voglia cimentarsi in approfondimenti che abbiano connessione con il sistema delle regole ordinanti il convivere civile. Prova ne sia che tali regole rappresentano il crocevia tra discipline di diversa estrazione e tradizione; l’additata multidisciplinarietà è un risorsa che aggrega le varie inclinazioni degli studiosi di aree contigue.

Cette Collection naît de la conviction de l’utilité d’explorer un territoire culturel qui mérite aujourd’hui d’être évalué sous un nouveau point de vue la diffusion de la culture juridique francophone en Italie, y compris les traductions de classiques de la pensée économique et philosophique, sociologique et historique, du Code civil et des codifications qui s’en sont inspirées; on procédera également à la traduction d’œuvres italiennes en langue française afin de renouveler le dialogue entre ces deux âmes culturelles, en sollicitant la confrontation entre les spécialistes italiens et les spécialistes français. L’objectif est de construire un nouvel humanisme juridique, renforcé par la circulation d’idées naissant d’un approfondissement scientifique qui ne devra pas être le résultat d’initiatives isolées. Ainsi, des initiatives éditoriales pourront naître (monographies, travaux collectifs, etc.) – qui constituent une nouveauté pour la tradition juridique contemporaine – de juristes italiens en langue française et de spécialistes francophones en italien. Le terme «juriste» doit, bien-sûr, être entendu en sens large: cela ne concerne pas seulement le spécialiste du droit en vigueur, mais également celui qui étudie d’autres disciplines et souhaite approfondir le système des règles de la cohabitation civile. Ces règles représentent, en effet, le croisement entre disciplines qui diffèrent par leur extraction et tradition; cette multidisciplinarité est une ressource qui unit les différentes inclinations de spécialistes de domaines contigus.

Comitato direttivo (Italia) / Comité de direction (Italie): Gianfranco Borrelli, Roberto Calvo, Ernesto Capobianco, Alessandro Ciatti, Francesco Di Donato, Fiorenzo Festi, Alberto Lucarelli, Ugo Mattei, Stefano Pagliantini, Giovanni Perlingieri, Michele Vellano, Paolo Maria Vecchi. Comitato direttivo (Francia) / Comité de direction (France): AndréJean Arnaud; Olivier Beaud; Isabelle Boucobza; Jacqueline MorandDeviller, Otto Pfersmann, Yves Charles Zarka. Comitato editoriale / Comité d’édition: Camilla Crea, Francesco Eriberto d’Ippolito, Matilde Girolami, Loredana Tullio. Comitato redazionale / Comité de rédaction: Francesca Caroccia, Marcello D’Ambrosio, Stefano Deplano, Diego Lazzarich, Giuseppe Liccardo, Carmen Saggiomo, Antonio Tisci. Le pubblicazioni accolte nella Collana sono sottoposte a un iter di revisione mirato a verificarne l’elevato livello di qualità scientifica. Ogni pubblicazione è subordinata all’approvazione motivata di almeno due componenti del Comitato direttivo su proposta di un terzo direttore. Les publications de cette Collection sont soumises à un ensemble de révisions visant à vérifier leur haut niveau de qualité scientifique. Chaque publication recevra l’approbation motivée d’au moins deux représentants du Comité de direction, sur la proposition d’un troisième directeur.

Jean-Étienne-Marie Portalis

DISCORSO PRELIMINARE AL PRIMO PROGETTO DI CODICE CIVILE a cura di

Roberto Calvo

Volume pubblicato con il patrocinio e il contributo finanziario dell’Università della Valle d’Aosta. Titolo originale: Discours préliminaire au premier projet de Code civil, in Motifs et discours prononcés lórs de la publication du Code civil, chez Firmin Didot Frères, Paris, 1841 Traduzione di Roberto Calvo e Silvia Bancod In copertina: Jean-Baptiste Wicar, Ritratto di Masséna (part.), Caserta, Palazzo reale. © Archivio dell’Arte / Luciano Pedicini fotografo

Portalis, Jean-Étienne-Marie Discorso preliminare al primo progetto di codice civile Collana: Ius commune europaeum e Sistemi italo-francofoni, 1 Napoli: Edizioni Scientifiche Italiane, 2013 pp. 164; 21,5 cm ISBN 978-88-495-2644-8 © 2013 by Edizioni Scientifiche Italiane s.p.a. 80121 Napoli, via Chiatamone 7 00185 Roma, via dei Taurini 27 Internet: www.edizioniesi.it E-mail: [email protected] I diritti di traduzione, riproduzione e adattamento totale o parziale e con qualsiasi mezzo (compresi i microfilm e le copie fotostatiche) sono riservati per tutti i Paesi. Fotocopie per uso personale del lettore possono essere effettuate nei limiti del 15% di ciascun volume/fascicolo di periodico dietro pagamento alla siae del compenso previsto dall’art. 68, comma 4 della legge 22 aprile 1941, n. 633 ovvero dall’accordo stipulato tra siae, aie, sns e cna, confartigianato, casa, claai, confcommercio, confesercenti il 18 dicembre 2000.

Prefazione

C’est avec un grand plaisir et une profonde satisfaction que je salue la publication du prof. Roberto Calvo, chercheur et juriste expérimenté que l’Université de la Vallée d’Aoste a nommé à la prestigieuse Chaire Senghor de la Francophonie, crée en 2008 au sein de la Faculté des sciences politiques et des relations internationales, devenue aujourd’hui le Département des sciences économiques et politiques. Cet évènement représente pour l’Université une nouvelle démarche concrète vers un développement international des études universitaires et de la recherche scientifique et, en particulier, vers une ouverture encore plus large sur le monde francophone, que notre Université suit avec intérêt. En effet, les principes généraux de nos statuts trouvent de solides fondations dans le contexte où l’Université se situe: la Région autonome Vallée d’Aoste. La spécificité culturelle de notre région et, notamment, son profil linguistique et ses relations avec le monde francophone représentent une chance supplémentaire pour le développement de notre Université et l’épanouissement de sa dimension internationale. C’est en faisant référence à ce contexte-là que nous avons fortement voulu créer la Chaire Senghor, en considération de l’apport remarquable qu’elle pouvait conférer à la prise de conscience de certains éléments: d’un côté, l’importance du pluralisme culturel et linguistique dans la mondialisation et, de l’autre, le rôle politique positif que la communauté francophone joue en matière de paix, de démocratie, de dialogue solidaire entre les cultures et de développement durable. Dans ce sens, le livre du prof. Calvo se présente comme un véritable pilier. La traduction du «Discours préliminaire au premier projet de Code civil» de Jean-Étienne-Marie Portalis, inaugure la collection Ius commune europaeum e sistemi italo-fran-

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PREFAZIONE

cofoni parrainée par l’Université. Parmi les nombreuses qualités de cette publication, je tiens à souligner son profil thématique très actuel, surtout dans une période comme celle que nous traversons, caractérisée par des incertitudes et des faiblesses, où des problèmes éthiques d’une grande portée ébranlent les systèmes sociaux modernes. Par conséquent, et plus qu’autrefois encore – lorsque le juriste français élaborait sa conception de la «codification» comme élément essentiel du processus de civilisation sociale – nous devons aujourd’hui mettre à profit de sa pensée et nous souvenir que «de bonnes lois civiles sont le plus grand bien que les hommes puissent donner et recevoir». Augusto Rollandin Président du Conseil de l’Université

Roberto Calvo

L’«arte» della legislazione nel pensiero di Portalis

1. La frantumazione dell’ordinamento pre-rivoluzionario Jean-Étienne-Marie Portalis (Le Beausset 1746 - Parigi 1807) fu un giurista educato sotto l’ancien droit che seppe adattarsi – con lungimirante ingegno, sapiente coerenza calibrata dall’onestà intellettuale di chi preferì prendere le distanze dagli eccessi dei venti rivoluzionari – al sovvertimento del sistema, da cui derivò il decisivo superamento della feudalità per opera del code civil unitario, sul quale poggiarono gli architravi destinati a sorreggere pro futuro i meccanismi dell’economia liberale e dello Stato di diritto1. Agli albori della rivoluzione giacobina Portalis, figlio dell’alta borghesia provenzale, esercitava con successo la professione di avvocato nella curia di Aix. In quel periodo l’ordinamento giuridico francese era diviso in due aree: nella prima – comprendente i paesi del centro-nord – vigeva il diritto consuetudinario di matrice germanica2, mentre nella seconda – che raggruppava i territori della Francia meridionale – troneggiava il diritto romanogiustinianeo adattato dall’operosità delle giurisprudenza pratica e teorica3. Si osservi incidentalmente che nel rappresentato scenario normativo, sullo sfondo del quale permaneva l’autorità regia 1 Cfr., diffusamente, J.L.A. Chartier, Portalis père du Code civil, SaintAmand-Montrond, 2004, passim. 2 Si veda A. Cavanna, Storia del diritto moderno in Europa. Le fonti e il pensiero giuridico, I, Milano, 1982 (rist.), p. 393. Come avverte J.L. Halpérin, Le code civil, Paris, 1996, p. 4, verso la fine del Settecento vigevano sessantacinque consuetudini generali ed oltre trecento consuetudini locali risalenti prevalentemente al XVI secolo. 3 E. Dezza, Lezioni di storia della codificazione civile, Torino, 1998, p. 5 ss.; G. Tarello, Storia della cultura giuridica moderna, Bologna, 1976, pp. 29 s. e 72.

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titolare di una potestà normativa illimitata4, il matrimonio sottostava al diritto della Chiesa. L’esposta partizione tra regioni di diritto consuetudinario e paesi di diritto era la causa scatenante la frammentazione normativa informante di sé il sistema monarchico francese: essa da un lato ostacolava i traffici commerciali, dall’altro vulnerava il senso di unità nazionale. L’urgenza di superare l’additato regime dualistico era largamente avvertita essendo a tutti ben chiaro che solo attraverso l’unificazione coerente e metodica del diritto civile sarebbe stato possibile adeguare il sistema ai bisogni del tempo, da cui iniziavano a trasparire le avvisaglie della modernità5. D’altra parte già Jean Domat, nel suo trattato delle leggi, ammonì che nulla do4 Non debbono sfuggire alla nostra attenzione gli elementi di novità introdotti dalle ordinanze emanate da Luigi XIV su iniziativa del ministro della Casa reale J.B. Colbert: quest’ultimo, attratto dalla dottrina mercantilistica, confidava che soltanto attraverso l’unificazione del diritto nazionale nonché mediante l’intervento diretto dello Stato nel governo dell’economia sarebbe stato possibile raggiungere il benessere generale. Nelle ordinanze colbertine comparvero i primi atti obiettivi di commercio – poi recepiti nel code de commerce del 1807 – assoggettati alla giurisdizione speciale dei consoli anche in assenza della partecipazione ad essi di un commerciante. Possiamo quindi concludere che il codice del 1807 altro non fece che portare a compimento un processo già iniziato con i predetti provvedimenti: «ce Code n’est qu’une copie des deux grandes ordonnances de Louis XIV sur le commerce de terre et sur le commerce de mer. Ses rédacteurs ne paraissent pas songer à l’industrie naissante. L’entreprise de manufacture et l’entreprise de transport sont nommées au milieu des autres (art. 632, C. com.), sans que rien en signale la particulière importance. On ne constate l’effet de la naissance du capitalisme que sur un seul point: le droit des sociétés commerciales est précisé d’une manière heureuse: la société par actions est reconnue par la loi et, si la société anonyme est soumise à autorisation, la liberté de constitution est accordée aux commandites par actions» (G. Ripert, Aspects juridiques du capitalisme moderne, 2ème éd., Paris, 1951, p. 16). Resta da osservare che lo sviluppo di questo nuovo ordine d’idee avrebbe segnato il tramonto delle corporazioni, i cui particolarismi non avrebbero potuto resistere alla monumentale opera di unificazione del diritto che si sarebbe realizzata nell’Ottocento: cfr. G. Afferni, Gli atti di organizzazione e la figura giuridica dell’imprenditore, Milano, 1973, p. 45; A. Cavanna, Storia del diritto moderno in Europa, cit., p. 269 ss.; G. Luzzatto, Storia economica dell’età moderna e contemporanea, 3a ed., I, Padova, 1950, p. 312. Come rammenta A.J. Arnaud, Le origini dottrinali del codice civile francese (1969), trad. it., Napoli, 2005, p. 27, talune regole espresse nelle suddette ordinanze furono recepite anche nel code civil. 5 Cfr., in termini generali, F. Filomusi Guelfi, Enciclopedia giuridica, 5a ed., Napoli, 1907, p. 96 ss.

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vrebbe essere più conosciuto dagli uomini che i primari princìpi legislativi regolanti la condotta di ciascuno in particolare, e la società costituita dalla loro unione totalizzante6. Per la realizzazione dell’ambizioso disegno c’è chi sostenne la tesi della riduzione ad unità del diritto consuetudinario facendo perno sulla Coutume di Parigi7. L’ipotesi fu tuttavia avversata, tra gli altri, da Montesquieu, il quale stimmatizzò il suo anacronismo fomentatore di prevalenti svantaggi8. In questo clima, ove l’eclissi dell’antico per il nuovo si stava approssimando sotto le spinte progressiste dell’illuminismo, gli orientamenti sensibili all’elaborazione di un codice civile unitario – eretto sulle salde fondamenta della tradizione romanistica trasfusa nel Digesto, che ricevette una sistemazione razionale, debitrice della didattica descartiana incline alla geometrica declinazione dal genere alla specie9, dalla genialità di Jean Domat10 – fecero breccia nel pensiero d’influenti intellettuali del calibro di Denis Diderot11 e Jean-Jacques Rousseau12. 6 J. Domat, Traité des loix, in Les Loix civiles dans leur ordre naturel, Paris, MDCCV, Chap. I, I, p. j. 7 Come rammenta A. Cavanna, Storia del diritto moderno in Europa, cit., p. 404, tra il Seicento ed il Settecento tale Coutume divenne «il testo standard su cui la giurisprudenza francese fece leva, come un vero e proprio corpus di diritto comune, per livellare la varietà dei diritti locali e provocare l’emersione di un droit français». Sul tema v., diffusamente, J.L. Thireau, Le droit français entre droit commun et codification, in Il diritto patrio tra diritto comune e codificazione, a cura di Birocchi e Mattone, Roma, 2006, p. 75 ss. 8 C.L. de Secondat de Montesquieu, Lo spirito delle leggi (1748), trad. it., II, Milano, 1989, cap. XXXVII, p. 914. 9 N. Hakim, La langue du Code civil, in Le code civil. Une leçon de légistique? Sous la direction de Saintourens, Paris, 2006, p. 67 ss.; N. Molfessis, La structure logique du texte, ivi, p. 45. 10 Les Loix civiles dans leur ordre naturel, cit., passim. Cfr. A.J. Arnaud, Le origini dottrinali del codice civile francese, cit., p. 196 s., il quale osserva che nel pensiero di Domat il «metodo determina la concatenazione dello schema» (ivi, p. 197); si veda anche A. Cavanna, Storia del diritto moderno in Europa, cit., p. 357 ss.; B. Paradisi, Apologia della storia giuridica, Bologna, 1973, p. 173 s.; J. Ghestin, Jean Domat et le Code civil français, in Scritti in onore di Rodolfo Sacco, a cura di Cendon, I, Milano, 1994, p. 535 ss.; G. Tarello, Storia della cultura giuridica moderna, cit., p. 161. 11 Cfr. D.C. Rasmussen, Burning Laws and Strangling Kings? Voltaire and Diderot in the Perils of Rationalism in Politics, in Rev. Pol. 73 (2011), p. 77 ss., spec. p. 86. 12 Considération sur le gouvernement de Pologne et sur sa réformation projetée (1755), § 10: «Il faut faire trois codes. L’un politique, l’autre civil et

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Insomma, era evidente – come peraltro traspare lucidamente dal Discours préliminaire di Portalis13 – che il nuovo ordinamento non si sarebbe potuto plasmare se non aggiornando gl’insegnamenti radicati nella cultura giuridica transalpina, e quindi accettati e modellati nell’esperienza quotidiana: il percorso della storia non si dirama per salti improvvisi, avendo il domani una patina lasciatagli dall’oggi e radicata nel passato14. Grazie a questa osmosi culturale (in cui anche il diritto romano si convertì in diritto consuetudinario perché l’adesione popolare era percepita come una condizione in vista della sua «attualizzazione»)15, il materiale messo a disposizione dalla tradizione ultramillenaria, che rispecchiava le condizioni sociali di comunità sclerotizzanti il progresso civile, era ora utilizzato come mezzo di rinnovamento, sì da consentire all’esperienza storica di germinare una nuova architettura istituzionale al passo con i tempi, finalmente emancipata dal disordine organizzativo regnante l’autre criminel. Tous trois clairs, courts et précis autant qu’il sera possible. Ces codes seront enseignes non seulement dans les universités, mais dans tous les collèges, et l’on n’a pas besoin d’autre corps de droit. Toutes les règles du droit naturel sont mieux gravées dans les cœurs des hommes que dans tout le fatras de Justinien. Rendez-les seulement honnêtes et vertueux et je vous réponds qu’ils sauront assez de droit. Mais il faut que tous les Citoyens et surtout les hommes publics, soient instruits des lois positives de leur pays et des règles particulières sur lesquelles ils sont gouvernés. Ils les trouveront dans ces codes qu’ils doivent étudier et tous les nobles, avant d’être inscrits dans le livre d’or qui doit leur ouvrir l’entrée d’une Diétine, doivent soutenir sur ces codes et en particulier sur le premier un examen qui ne soit pas une simple formalité et sur lequel, s’ils ne sont pas suffisamment instruits ils seront renvoyés jusqu’à ce qu’ils le soient mieux. A l’égard du droit romain et des coutumes, tout cela, s’il existe, doit être ôté des écoles et des tribunaux. On n’y doit connaître d’autre autorité que les Lois de l’État; elles doivent être uniformes dans toutes les provinces, pour tarir une source de procès, et les questions qui n’y seront pas décidées doivent l’être par le bon sens et l’intégrité des juges. Comptez que quand la magistrature ne sera pour ceux qui l’exercent qu’un état d’épreuve pour monter plus haut, cette autorité n’aura pas en eux l’abus qu’on en pourrait craindre, ou que si cet abus a lieu, il sera toujours moindre que celui de ces foules de lois qui souvent se contredisent, dont le nombre rend les procès éternels, et dont le conflit rend également les jugements arbitraires». 13 Tale opera è stata definita da P. Malaurie, Antologie de la pensée juridique, Paris, 1996, p. 143, come «il più bel testo giuridico sulla legislazione che in ogni tempo e luogo sia mai stato scritto». 14 P. Grossi, Mitologie giuridiche della modernità, Milano, 2005, p. 89. 15 B. Paradisi, Apologia della storia giuridica, cit., p. 399.

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nell’antico regime16. Insomma, la nuova luce del sistema postfeudale non subiva affatto il rischio di offuscamento dalla ricezione di norme che sino a quell’istante erano effettive soltanto perché si rispecchiavano nei comportamenti umani cristallizzatisi nel tempo (opinio iuris ac necessitatis)17: «Les codes de peuples se font avec le temps; mais, à proprement parler, on ne les fait pas»18.

2. Le basi costituzionali dell’antifeudalità I superiori cenni dimostrano come l’idea di codificazione – irradiante la luce del nuovo Stato ordinato dalle forze accentratrici e unitarie convergenti in un testo normativo completo, autosufficiente e tendenzialmente perenne19 – non possa prescindere dalla condivisione e maturazione di un movimento d’idee coagulato dall’esperienza storica e dall’incessante colloquio con la scienza. La codificazione costituisce un fattore di straordinaria innovazione grazie all’adeguamento della consolidata cultura giuridica alle esigenze della contemporaneità; in altre parole, i codici sono opere di continuità più che di rottura con il passato20. Quelle idee sono anticipatrici di un insegnamento insuperato che – come rilevammo sopra – si basa sulla dimostrazione che è artificioso metter mano al lavoro di codificazione riponendo ai margini l’incessante operosità dei tribunali e della giurisprudenza dommatica, mossa dalle più feconde linee-guida segnate dal patrimonio storico costituente il retroterra culturale dell’identità giuridica nazionale21. Il giuscivilista è per inclinazione un conservatore che coltiva l’ammirazione per ciò che esiste22, mosso dal proposito d’animarlo riversando in esso le tensioni agitantesi nella contemporaneità23. 16

U. Petronio, La lotta per la codificazione, Torino, 2002, p. 130. L. Lombardi Vallauri, Corso di filosofia del diritto, Padova, 1981, p. 172. 18 J.E.M. Portalis, Discours préliminaire du premier projet de Code civil. 19 P. Grossi, Mitologie giuridiche della modernità, cit., p. 99. 20 N. Molfessis, La structure logique du texte, cit., p. 42. 21 Cfr. M.E. Viora, Consolidazioni e codificazioni. Contributo alla storia della codificazione, 3a ed., Torino, 1967, p. 39. 22 G. Ripert, Le régime démocratique et le droit civil moderne, 2e éd., Paris, 1948, p. 6. 23 M.E. Viora, Consolidazioni e codificazioni, cit., p. 41. 17

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Le idee riformiste del moto rivoluzionario conclusosi con l’ascesa al potere di Napoleone venarono la dichiarazione dei diritti dell’uomo e del cittadino del 26 agosto 1789; essa funse da programma politico informante di sé anche i rapporti tra privati attratti dalla forza gravitazionale che sarebbe stata di lì a poco esercitata dal code civil24. Nel nuovo ordine d’idee la legge muove – per così dire – dal basso, ossia dal popolo25 che legittima i suoi rappresentanti, aggregati in un consesso legislativo (l’Assemblée nationale), a decretare il diritto scritto non già per autorità divina, ma per mandato dei cittadini. Da qui il passaggio dal principio (d’antico stampo) Rex facit legem al nuovo principio (recante l’impronta indelebile della primazia della legge – espressione della volontà generale – sulle autorità pubbliche e private) Lex facit regem. La conversione dello status individuale da suddito a cittadino è la chiave di volta dell’ordinamento liberale, nel quale tutti i consociati sono eguali davanti alla legge senza distinzione di censo e lignaggio. Dal canto suo, il potere legislativo è separato da quello giudiziario; tale distinzione assicura l’autonomia dei giudici e la loro imparzialità che si erge a scudo contro chiunque attenti ai valori sacri e inalienabili dell’uomo. Detti valori preesistono alla legge scritta, la quale si limita pertanto a riconoscerli e ad assicurarne la protezione erga omnes. Sul versante del diritto criminale viene scolpito nelle tavole costituzionali il principio di legalità (artt. 7 ss.), efficacemente riassunto nella formula «nullum crimen, nulla poena sine previa lege poenali».

3. Il codice civile nazionale Le regole scolpite nella legge costituzionale del 26 agosto 1789, sostenenti i capisaldi del nuovo ordinamento fondato sulle ceneri dell’antica feudalità, valevano in tutto il territorio francese. Veniva così inferto un primo duro colpo al summenzionato frazionamento tra diritto scritto e diritto consuetudinario. L’opera era tuttavia incompleta: mancava una legislazione similmente uni24 Cfr. C. Amodio, Au nom de la loi. L’esperienza giuridica francese nel contesto europeo, Torino, 2012, p. 1 ss. 25 J.J. Rousseau, Il contratto sociale (1762), trad. it., 3a ed., a cura di Perticone, Milano, 1974, p. 49.