Dominique Wavre Mirabaud - Press Kit

Mirabaud est impliqué dans la voile de compétition depuis de nombreuses années, notamment par l'intermédiaire du Bol d'Or Mirabaud, du prototype à foils de ...
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DOMINIQUE WAVRE Objectif Vendée Globe 2012

FR

© Thierry Martinez / Mirabaud

Sommaire Le Vendée Globe, la course de tous les superlatifs

p.5

Notre Vendée Globe

p.6

Le marin : Dominique Wavre

p.8

Le voilier Mirabaud

p.10

Un voilier optimisé en vue du Vendée Globe 2012

p.12

Le monde pour horizon

p.14

Le Vendée Globe, une épreuve mythique

p.15

La trilogie

p.18

Portfolio

p.20

Mirabaud et la voile

p.24

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« Le Vendée Globe, la course de tous les superlatifs… »

La Vendée Globe, c’est la course la plus longue, la plus dure, la plus intense. Et la plus belle!

Le départ du Vendée Globe aura lieu samedi 10 novembre aux Sables d’Olonne. Et durant toute l’année 2012, cette date sera dans mon esprit ; c’est vers elle que toute mon énergie converge, que tous mes efforts sont dirigés. Avec toute mon équipe, nous avons bâti les « fondations » de l’aventure en y apportant toutes notre attention et nos compétences. Il est difficile de parler du Vendée Globe sans tomber dans les superlatifs, car cette course est effectivement celle de tous les records. C’est la plus longue, la plus dure, la plus intense… Et la plus belle ! Je ne peux pas simplement dire que le Vendée Globe m’attire, j’ajouterais que j’y aspire, tout autant qu’il m’inspire. Le fait de se retrouver seul face à soi-même pendant trois mois dans des conditions aussi extrêmes que celles que nous rencontrons parfois, fait grandir et nous conduit à repousser nos limites très au-delà de tout ce que l’on peut imaginer, et j’aime cette magie-là. La compétition me motive tout autant que le défi humain; quant au plateau du Vendée Globe, il représente un véritable défi. Ce sera mon quatrième Vendée Globe, mais ça ne le banalise en aucune façon. Il demeure le plus grand des aboutissements car il exige d’être complet à tous les niveaux, qu’il s’agisse de la préparation physique, technique et mentale. De plus, son parcours force à prendre la mesure de notre planète et met en exergue la volonté de protéger les océans. L’autonomie acquise  avec nos voiles, nos éoliennes et nos hydro - générateurs nous permet d’envisager un avenir plus respectueux de l’environnement.

La course au large est une discipline formidable qui sert  de fil rouge à mon existence depuis de nombreuses années, avec ce formidable point d’orgue tous les quatre ans. Le Mirabaud est un bateau fiable, que je connais sur le bout des doigts, et à bord duquel je me réjouis d’entamer mon dixième tour du monde plus motivé que jamais !

© V.Curutchet/DPPI

© Thierry Martinez / Mirabaud

Dominique Wavre

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© Thierry Martinez  /Mirabaud

« Notre » Vendée Globe Nous le faisons tous à notre façon et selon nos centres d’intérêt et nos compétences. Mais le projet que Dominique nous proposait de partager était particulièrement ambitieux : c’est à mon avis la compétition sportive la plus complète et exigeante au monde.   Aucun d’entre nous ne disputera jamais le Vendée Globe  ; nous nous contenterons de nos défis personnels, plus ou moins modestes et qui nous procurent souvent un grand bonheur. Mais nous vivrons intensément le tour du monde de Dominique, par procuration, avec beaucoup de passion et d’enthousiasme, en méditant durant trois mois sur l’ampleur de cette magnifique aventure que nous sommes fiers de partager!

Antonio Palma Associé et CEO de Mirabaud

© Thierry Martinez / Mirabaud

Nous apprécions tous de nous lancer des défis personnels. Et selon nos aspirations et capacités, nous allons opter pour les œuvres complètes d’un auteur renommé, un col à vélo, un opéra de Wagner... ou la descente d’une piste noire.   Personnellement, l’un de mes défis préférés consiste à disputer le Bol d’Or Mirabaud à bord d’un voilier de type Surprise ; c’est «mon» Vendée Globe.   Il y a trois ans, lorsque Dominique Wavre nous a proposé de participer sous nos couleurs à cette formidable épreuve, nous avons immédiatement été séduits par cette proposition et sérieusement étudié sa faisabilité. Nous apprécions celles et ceux qui savent se fixer des objectifs ambitieux, croire en leurs idées et leurs chances, et travailler d’arrache-pied pour mettre tous les atouts de leur côté.

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Le skipper s’élance un an plus tard dans la Barcelona World Race, qu’il boucle en compagnie de Michèle Paret à une magnifique troisième place. Puis, il embarque pour son troisième Vendée Globe avec l’espoir d’obtenir enfin une place sur le podium. L’aventure sera néanmoins abrégée prématurément en raison d’une rupture de la tête de la quille de son bateau, au large des Kerguelen au sud de l’océan Indien.

© Vincent Crutchet/DPPI

Le 31 décembre 2010, Dominique Wavre et Michèle Paret prennent le départ de la Barcelona World Race à bord du Mirabaud, déterminés à améliorer leur troisième place de la précédente édition. Ils effectuent une très belle course, ponctuée de difficultés qu’ils surmontent bravement, et sont en mesure de lutter pour une place sur le podium lorsque le mât de leur 60 pieds se rompt brutalement au large de l’Argentine, mettant un terme à leur course.

Le marin : Dominique Wavre

Rares sont les courses auxquelles Dominique Wavre n’a pas pris part. Avec pas moins de 400’000 milles parcourus, il compte aujourd’hui parmi les marins les plus expérimentés de la voile océanique ; et ce aussi bien en solitaire qu’en double et en équipage.

La navigation en solitaire est un exercice que le navigateur affectionne tout particulièrement, puisqu’il est parvenu, dès sa deuxième participation à la Solitaire du Figaro à se hisser sur la deuxième marche du podium. À la fin des années 90, Wavre se tourne vers le circuit des Open 60 IMOCA, lançant la construction d’un monocoque en vue du Vendée Globe 2000, une course qu’il terminera à la 5ème place. Ce faisant, il devient le premier navigateur suisse à boucler un tour du monde en solitaire et sans escales ! Dominique s’impose comme l’une des pointures de la catégorie, participant aux compétitions majeures du calendrier et obtenant une très belle seconde place dans la redoutée Transat anglaise de 2004. En février 2005, il achève son deuxième Vendée Globe aux pieds du podium, à la 4ème place puis démarre, tout juste 4 mois plus tard, la construction d’un nouvel IMOCA 60 qui sera mis à l’eau à Tauranga, en Nouvelle-Zélande, au mois de juin 2006 ; c’est le voilier qui se nomme aujourd’hui Mirabaud.

La navigation en solitaire est un exercice que j’affectionne tout particulièrement.

© Jean-Guy Python / Mirabaud

En 1981, il cède à l’appel du large et embarque sur Disque d’Or 3 aux côtés de Pierre Felhman pour son premier tour du monde ; une régate qui marque le début d’un long et brillant parcours. À partir de cette date, la navigation devient son univers quasi exclusif : il accumule les succès en monotype Surprise, brille dans les séries olympiques, devient entraîneur de l’équipe de France dans le cadre de la Coupe de l’America puis passe au solitaire sur le circuit Figaro…

Le Vendée Globe 2012 est désormais l’objectif prioritaire de Dominique Wavre, qui disputera à cette occasion son dixième tour du monde à la voile, avec un podium en point de mire.

Liens utiles : www.dominiquewavre.com www.facebook.com/dominiquewavre www.youtube.com/dominiquewavre

Dominique Wavre est le marin hauturier Suisse le plus titré de l’histoire ; il entamera à l’occasion de ce Vendée Globe son dixième tour du monde en course. Né à Genève d’un père ingénieur et d’une mère championne suisse de tennis, Dominique découvre la voile à l’âge de 13 ans sur les eaux du Lac Léman et s’initie à ce sport avec une passion qui ne le quittera plus. Après avoir beaucoup navigué tout au long de ses études secondaires, il n’hésite pas longtemps avant d’abandonner son poste de professeur de dessin pour se consacrer entièrement à la voile.

Dominique Wavre dispute ensuite la Transat Jacques Vabre 2011, également de sa compagne de Michèle Paret. Cette course lui permet de valider les derniers choix technologiques, et notamment celui du nouveau mât. Ils se classent huitièmes sur les treize concurrents qui avaient pris le départ du Havre, atteignant le Costa Rica après 17 jours et 19 heures de mer.

Extrait du palmarès / Dominique Wavre   Course autour du monde en équipage UBS SWITZERLAND 1981 / 82 Course autour du monde en équipage DISQUE D’OR

1986

Course en équipage autour du monde, 2e INTRUM JUSTITIA

Solitaire du Figaro, 2e   Les Copains 1989 / 90 Course en équipage autour du monde MERIT

1990

1991 / 92 Coach du  DEFI FRANÇAIS Coupe de l’America

1993 / 94

Vendée Globe, 5e UBP

Transat en double AG2R, 2e Carrefour Prévention 1997

Solitaire du Figaro, 2e Carrefour Prévention

1998

2000 Record mondial de distance parcourue en solitaire et en 24h en monocoque ( 430.7 Milles  ) UBP

2000  / 01

Transat Anglaise, 2e Temenos 2003 Transat Jacques Vabre, 7e Temenos I

2004

Vendée Globe Temenos II

Route du Rhum, 4e Temenos II 2005

2006

Vendée Globe , 4e - Temenos Transat Jacques Vabre , 4e - Ecover

2008

2009

Barcelona World Race, 3e Temenos II

Transat Jacques Vabre, 8e Mirabaud 2011 Barcelona World Race (Rupture du mât) Mirabaud

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© Benoît Stichelbaut / Mirabaud

Le voilier Mirabaud Dessiné par l’architecte Owen Clarke Design selon les recommandations de Dominique Wavre, le 60’ Open Mirabaud a déjà parcouru plus de 100’000 milles en course. Son skipper le connaît sur le bout des doigts.

Le voilier Mirabaud est un 60 pieds Open de la classe IMOCA ( International Monohull Open Class Association ). Construit en Nouvelle-Zélande, au Chantier Southern Ocean Marine, d’après les plans originaux du cabinet d’architectes anglais Owen Clarke Design, le voilier a été inauguré dans les eaux du Pacifique en juin 2006. Conçu dans le respect des règles imposées par la classe IMOCA, le voilier de Dominique Wavre est le résultat d’une collaboration étroite entre des architectes expérimentés dans le domaine de la construction navale et le marin. Le cahier des charges a donné la priorité absolue au poids, à la performance, à la puissance et à la fiabilité. L’ergonomie a été particulièrement soignée, autant sur le pont qu’à l’intérieur du bateau, dans le but d’optimiser le rendement du skipper dans ses manœuvres en solitaire, sa navigation mais aussi son repos.

Baptisé du nom de « Mirabaud » peu avant le départ de la Barcelona World Race par la cantatrice espagnole Ainhoa Arteta, le 60 pieds a été optimisé durant l’année 2010. Ainsi, de nombreuses améliorations sur des points importants ont été effectuées afin notamment d’augmenter la stabilité du voilier, d’augmenter sa raideur à la toile tout en diminuant son poids. Un nouveau mât a été dessiné et conçu lors du printemps 2011, puis construit en Nouvelle-Zélande. Plus léger et rigide, et doté d’un meilleur profil que l’espar d’origine, il contribue à l’amélioration des performances du Mirabaud. L’ergonomie du plan de pont a encore été améliorée en 2012, tandis qu’une barre franche est venue remplacer la barre à roue.

Lien utile  :  www.imoca.org Cinq cloisons étanches le divisent en 6 compartiments, ce qui lui garantit une flottabilité suffisante en cas de collision. Son mode de construction, en sandwich Nomex carbone, lui garantit en outre plus de 100 % de flottabilité.

Fiche Technique • • • • • •

Plan : OWEN CLARKE DESIGN Chantier : Southern Ocean Marine ( NZ  ) Mise à l’eau : Juin 2006 Base technique : Port de La Rochelle ( FR  ) Longueur : 18.28m Largeur : 5.50m

• • • • • •

Tirant d’eau : 4.50m Hauteur du mât : 28m Déplacement : 8.5 tonnes Quille : pendulaire Safrans : doubles N° voile : SUI 9

• Puissance moteur : 40cv • Surface de voile portant : 600m² • Surface de voile près :  330m²

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Un voilier optimisé en vue du Vendée Globe 2012 Après deux régates en double, la Barcelona World Race et la Transat Jacques Vabre, le Mirabaud a été reconditionné durant la saison 2012, et préparé en vue du Vendée Globe. Dominique Wavre explique les choix effectués.

Dominique Wavre : « L’objectif de ces travaux était principalement d’améliorer l’ergonomie, et d’adapter le plan de pont à la navigation en solitaire. Nous avons notamment ajouté une protection de cockpit, afin que je sois mieux protégé des éléments, et remplacé la barre à roue par une barre franche. »

Le potentiel de vitesse du voilier a-t-il été amélioré ? Dominique Wavre : « D’un point de vue structurel, le Mirabaud est au sommet de son potentiel. Nous avons donc surtout travaillé sur les voiles, car lors du Vendée Globe, nous aurons le droit d’embarquer dix voiles et il s’agira de choisir les bonnes ! »

Quelle est la clé du succès dans une épreuve telle que le Vendée Globe ? Dominique Wavre  : «  Il faut évidemment bénéficier d’une bonne plateforme, être en pleine forme, choisir les bonnes options stratégiques etc. Mais une grande partie du travail se fait en amont, et la planification est l’une des clés du succès dans une telle course ; on dit même parfois qu’elle se gagne avant le départ. »

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La clé du succès dans une telle course c’est la planification. On dit même parfois qu’elle se gagne avant le départ.

Le Mirabaud bénéficie d’un nouveau mât depuis l’automne 2011, construit au chantier Southern Spars d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. « V4 S2 » – c’est son nom – a été façonné dans un moule femelle, puis cuit en autoclave, c’est-à-dire sous pression, à une température de 120 degrés. Six modèles de gréements différents ont été étudiés avant que Dominique ne prenne sa décision finale, et un important travail de préparation et de coordination a précédé le début de la construction. Dominique bénéficiait d’un homme de confiance chez Southern Spars, le Suisse Olivier Marthe, un ancien équipier avec lequel il a disputé la course autour du monde Whitbread. Comme l’explique le skipper du Mirabaud : « Nous sommes très liés, et c’est un plaisir de lui avoir confié la gestion du projet. Grâce à cela, nous avons pu dormir sur nos deux oreilles pendant l’ensemble de la construction. »

© Thierry Martinez / Mirabaud

Un mât novateur

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Le monde pour horizon

La Barcelona World Race est une course autour du monde sans escales, au départ de Barcelone, qui suit une route « classique » par les trois grands caps, Bonne Espérance, Leeuwin et Horn. La Transat Jacques Vabre débute quant à elle au Havre et elle suit l’une des routes traditionnelles du café. L’édition 2011 de l’épreuve menait les voiliers au Costa Rica, dans la petite ville de Puerto Limon.

© Jacques Vapillon / Vendée Globe

Dominique Wavre et Michèle Paret ont disputé ensemble la Barcelona World Race ( décembre 2010 – mars 2011 ) et la Transat Jacques Vabre ( novembre – décembre 2011 ) ; deux régates qui se disputaient en double. Dominique disputera dès le 10 novembre 2012 le Vendée Globe en solitaire.

Le Vendée Globe se dispute quant à lui sur une route similaire à celle de la Barcelona World Race, avec un départ et une arrivée aux Sables d’Olonne, en Vendée. Le tour du monde s’effectue sans escales et sans assistance.

Fondé en 1989 par Philippe Jeantot, le Vendée Globe est aussitôt devenu la course de tous les superlatifs, l’épreuve ultime de la voile hauturière. Son parcours et son concept parlent d’eux-mêmes : il s’agit de faire le tour du monde à la voile en solitaire, sans escales et sans assistance. C’est la compétition sportive la plus longue au monde, et certainement l’une des plus difficiles.

Décembre 2010 - Mars 2011

Départ 30 Octobre 2011

Le Havre Les Sables d'Olonnes Départ Novembre 2012

OCÉAN ATLANTIQUE

Le Vendée Globe, une épreuve mythique

Barcelone

Dominique Wavre prendra le 10 novembre 2012 le départ de son quatrième Vendée Globe, ce qui constitue un record. Les six éditions qui ont eu lieu jusqu’à présent représentent autant de moments mythiques de l’histoire de la voile hauturière, et comptent parmi les temps forts de ces vingt-trois dernières années.

Détroit de Gibraltar

Puerto Limon

monde exemplaire, avec à la clé le sauvetage de Philippe Poupon. Troisième : Jean-Luc Van den Heede a forcé l’admiration de tous par son esprit positif et sa navigation exemplaire. JeanFrançois Coste passe la ligne d’arrivée deux mois plus tard, à bord de l’ex-Pen Duick III d’Eric Tabarly.

Classement de l’édition 1989-1990 1 - Titouan Lamazou (Fra, Ecureuil d’Aquitaine II) : 109j 8h 48’ 50’’ 2 - Loïck Peyron (Fra, Lada Poch) : 110j 01h 18’ 06’’ 3 - Jean-Luc Van den Heede (Fra, 36.15 MET) : 112j 01h 14’ 00’’

OCÉAN INDIEN

OCÉAN PACIFIQUE

Cap de Bonne Espérance

Cap Horn

Détroit de Cook

Titouan Lamazou remporte l’édition inaugurale devant Loïck Peyron, au terme d’une véritable épopée marine de cent neuf jours et 24’000 milles. Obsédé par la compétition bien qu’aussi écrivain et poète à ses heures, Lamazou n’hésite pas à jeter toutes ses voiles superflues et son matériel de rechange pardessus bord afin de gagner du poids lors de la remontée de l’Atlantique. Peyron boucle trente heures plus tard un tour du

© Jacques Vapillon

1989 - 1990

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1 - Christophe Auguin (Fra, Geodis) : 105j 20h 31’ 2 - Marc Thiercelin (Fra, Crédit Immobilier de France) : 113j 8h 26’ 3 - Hervé Laurent (Fra, Groupe LG-Traitmat) : 114j 16h 43’

DR

Alain Gautier, bien connu sur les rives du Léman, remporte la seconde édition du Vendée Globe devant Jean-Luc van den Heede et Philippe Poupon grâce à une préparation exemplaire, un voilier novateur et une navigation parfaite. Mais cette édition du Vendée Globe marque surtout les esprits en raison des drames qu’elle engendre : le public découvre sa dureté et sa violence. Avant même le départ, l’américain Mike Plant disparait, suivi peu après par le Britannique Nigel Burgess, retrouvé noyé au large du cap Finisterre. Bertrand De Broc, blessé dans le Pacifique sud, se recoud la langue face à un miroir en suivant les soins prodigués à distance par le docteur de la flotte, Jean-Yves Chauve. Cinq des quatorze concurrents sont contraints à l’abandon.

2004 - 2005

DR

Classement de l’édition 1992-1993

© Morris Adant / Aleph Equipe de France

2000 - 2001

Le Vendée Globe prend une allure d’épopée. Son vainqueur, Christophe Auguin, déclare : « On ne revient pas d’un Vendée Globe sans être profondément marqué. Il me faudra sans doute plusieurs mois pour revenir à une vie normale de terrien. » Quinze concurrents - plus le « pirate » Raphaël Dinelli, qualifié trop tard – franchissent la ligne de départ ; seuls six d’entre eux parviendront à boucler le parcours, parmi lesquels Catherine Chabaud, première femme, en 140 jours ! Aux portes de l’Indien, Christophe Auguin mène la flotte devant Isabelle Autissier, qui doit se dérouter pour réparer un safran. Yves Parlier casse son étai avant de percuter un growler, puis de briser un safran… Dans le grand Sud, les solitaires sont confrontés à des vents déchaînés. Raphaël Dinelli chavire, et est récupéré in extremis par le Britannique Pete Goss. Un peu plus tard, et à quelques heures d’intervalle, Thierry Dubois et l’Anglais Tony Bullimore subissent le même sort et sont miraculeusement sauvés par les secours australiens. Le canadien Gerry Roufs, lui, ne répond plus. L’épave de son voilier sera retrouvée des mois plus tard au large des côtes chiliennes.

Dominique Wavre figure pour la première fois sur la ligne de départ du Vendée Globe ; édition qui sera remportée par Michel Desjoyeaux devant Ellen Mac Arthur. En novembre 2000, aux Sables d’Olonne, terriens et marins ont dans leur mémoire le souvenir tragique de la précédente édition. Les architectes et les marins ont depuis développé des monocoques plus stables et moins dangereux, qui permettent de faire le dos rond sur toutes les houles du monde. L’aventure cède la place à la régate de dimension planétaire. Le vainqueur s’impose en 93 jours et 4 heures, pulvérisant le record établi quatre ans plus tôt par Christophe Auguin. L’aventure d’Yves Parlier demeure dans les esprits : suite à un démâtage, il jette l’ancre au sud de la Nouvelle-Zélande et répare son espar avec les moyens du bord, sans mettre pied à terre, cueillant des coquillages pour se nourrir. Ellen Mac Arthur réalise un exploit historique en se classant deuxième, tandis que Dominique Wavre devient le premier Suisse à accomplir un tour du monde en course en solitaire et sans escales. Il y obtient une très belle cinquième place.

Les régatiers mènent désormais leurs machines à des rythmes incroyables, et le temps n’est plus à la gestion du long terme : l’objectif est désormais de prendre l’ascendant dès le coup de canon de départ. Le vainqueur, Vincent Riou n’a jamais eu un moment de répit avec un Jean Le Cam particulièrement incisif dans son sillage : moins de sept heures séparent les deux hommes après 87 jours de mer. Riou bat le record de l’épreuve de six jours après avoir navigué à 12,73 nœuds de moyenne pendant 26 714 milles… Le troisième de la course, le britannique Mike Golding, perd sa quille au large de l’Espagne et poursuit dangereusement sa route jusqu’à la ligne d’arrivée, en naviguant comme sur un dériveur. Il précède Dominique Wavre de quatre jours. Quatrième, ce dernier obtient le meilleur résultat de sa carrière sur un Vendée Globe.

Cinquième en 2001, puis quatrième en 2005, Dominique Wavre compte parmi les favoris de l’épreuve et il bénéficie d’un voilier neuf, récemment construit en Nouvelle-Zélande. Comme c’est souvent le cas, le départ génère les premières péripéties : Bernard Stamm, Dominique Wavre et Michel Desjoyeaux reviennent à tour de rôle aux Sables d’Olonne afin de réparer des avaries, puis remettent le cap au large. Parti avec 41 heures de retard, Desjoyeaux enclenche le turbo et dépasse ses concurrents les uns après les autres, à une vitesse folle. Dominique Wavre figure aux avant-postes lorsqu’il est victime d’une avarie irrémédiable (et fréquente à cette époque) : sa tête de quille se rompt ; sa quille n’est plus solidaire du voilier, et menace à chaque vague de le détruire. Wavre parvient in-extremis aux îles Kerguelen, où il retrouve son compatriote Stamm. Il parvient, à l’inverse de ce dernier, à sauver son voilier mais la course est pour lui terminée. Cette édition 2008-2009 aura été marquée par les sauvetages spectaculaires de Jean Le Cam, chaviré au large du Cap Horn, et de Yann Eliès, victime d’un fémur fracturé en plein cœur de l’océan Indien. Desjoyeaux poursuit quant à lui sa cavalcade et s’impose avec… cinq jours d’avance sur le second, Armel Le Cléach, battant au passage le record de l’épreuve après 84 jours de mer.

Classement de l’édition 2008-2009 1 - Michel Desjoyeaux (Fra, Foncia) : 84j 03h 09’ 2 - Armel Le Cléac’h (Fra, Brit Air) : 89j 09h 35’ 3 - Marc Guillemot (Fra, Safran) : 95j 03h 19’ et Vincent Riou (Fra, PRB), réparation donnée

Classement de l’édition 2004-2005 1 - Vincent Riou (Fra, PRB) : 87j 10h 47’ 2 - Jean Le Cam (Fra, Bonduelle) : 87j 17h 20’ 3 - Mike Golding (GB., Ecover 2) : 88j 15h 15’ 4 - Dominique Wavre (Sui, Temenos): 92j 17h 13’

Classement de l’édition 2000-2001 1 - Michel Desjoyeaux (Fra, PRB) : 93j 3h 57’ 32’’ 2 - Ellen Mac Arthur (G.B, Kingfisher) : 94j 4h 25’ 40’’ 3 - Roland Jourdain (Fra, Sill Matines La potagère) : 96j 1h 2’ 33’’ 4 - Marc Thiercelin (Fra, Active Wear) : 102j 20h 37’ 49’’ 5 - Dominique Wavre (Sui, Union bancaire Privée) : 105j 2h 45’ 12’’

DR

1 - Alain Gautier (Fra, Bagages Superior) : 110j 02h 22’ 35’’ 2 - Jean-Luc Van Den Heede (Fra, Groupe Sofap-Helvim) : 116j 15h 01’ 11’’ 3 - Philippe Poupon (Fra, Fleury-Michon X) : 117j 03h 34’ 24’’

1996 -1997

2008 - 2009

Classement de l’édition 1996-1997

DR

1992-1993

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La trilogie Le partenariat entre Dominique Wavre et Mirabaud s’étend sur trois ans, et comprend la Barcelona World Race 2010-11, la Transat Jacques Vabre 2011 et le Vendée Globe 2012- 2013.

Dominique Wavre et Michèle Paret ont pris le départ de la Barcelona World Race le 31 décembre 2012 et ils ont effectué un parcours remarquable jusqu’à leur démâtage, survenu après 79 jours de mer au large de l’Argentine. L’équipage luttait pour une place sur le podium lorsque l’espar s’est rompu, conduisant le voilier Suisse à l’abandon. Poussés par la seule force du vent, Dominique et Michèle avaient parcouru 20’000 milles nautiques (37’000 kilomètres) sans toucher terre ; ils avaient traversé l’océan Atlantique du nord au sud en rasant la côte Brésilienne, contourné l’Afrique du Sud, longé l’Australie puis franchi le détroit de Cook entre les îles néo-zélandaises avant de plonger en direction du Cap Horn. Durant la traversée de l’Océan Indien, Michèle Paret avait commencé à souffrir d’anémie. Contrainte de diminuer ses

efforts dans un premier temps, elle était ensuite restée alitée lors de la traversée du Pacifique Sud, imposant à Dominique Wavre de mener le Mirabaud en solitaire. Sa santé s’est heureusement améliorée peu après le passage du Cap Horn, et les deux skippers – sixièmes à ce stade de la course - étaient déterminés à se battre pour une place sur le podium ; un exploit que l’état optimal du voilier Mirabaud rendait envisageable.

Transat Jacques Vabre 2011 Dominique Wavre et Michèle Paret se sont classés huitièmes de la Transat Jacques Vabre 2011, après avoir traversé l’Atlantique en 17 jours, 19 heures et 39 minutes, à 12,29 nœuds de moyenne.

« C’est dans les moments les plus durs que les qualités humaines s’expriment. La clairvoyance dont Dominique et Michèle ont fait preuve lors de cette fortune de mer a été exemplaire », a commenté Antonio Palma, Associé et CEO de Mirabaud. « Le Mirabaud se situait à 650 milles à l’est de l’Argentine lorsque le mât a cédé. Ils ont géré cette situation de crise avec beaucoup de lucidité, en prenant des décisions cruciales dans l’urgence, notamment celle de précipiter la chute du mât afin d’éviter d’endommager la coque – le tout dans une mer démontée. »

Cette course s’avérait particulièrement importante pour eux, après la Barcelona World Race. Il s’agissait également de leur première régate avec leur nouveau mât, construit en NouvelleZélande et livré en Europe à peine six semaines avant le départ de la course. A l’occasion du départ de la course, Dominique et Michèle ont bénéficié du soutient de l’actrice française Alexandra Lamy, marraine du Mirabaud pour cette épreuve. La Transat Jacques Vabre s’est disputée dans des conditions difficiles, qui ont conduit à l’abandon de quatre représentants de la classe IMOCA, quatre multicoques de 50 pieds et sept Class 40 suite à des avaries majeures. Elle a été remportée par les français Jean-Pierre Dick / Jérémie Beyou à bord de Virbac Paprec 3.   « C’est vrai que les conditions étaient particulièrement difficiles pendant les dix premiers jours de course ; elles impliquaient un engagement physique très important », a déclaré Michèle Paret. « Il était quasiment impossible de dormir et nos organismes ont souffert. Mais nous avons su gérer cela avec une certaine sérénité. Et à l’exception de quelques situations relativement chaudes, nous sommes restés totalement maîtres de la situation durant l’ensemble de cette Transat. »

© Jean-Guy Python / Mirabaud

Avec Michèle, nous avons une grande complicité sur l’eau comme à terre. Nous nous comprenons sans nous parler.

  Huitièmes du classement final, Dominique Wavre et Michèle Paret ont marqué les esprits par leur esprit d’équipe et leur plaisir d’être en mer. Alors que la plupart des équipages ont vécu le passage de la ligne d’arrivée comme une délivrance, eux ont vécu cela comme la fin d’une formidable aventure.    Reste que cette traversée de l’Atlantique en course leur a permis d’achever la mise au point du nouveau mât du Mirabaud en vue du Vendée Globe 2012 – 2013. « Le voilier s’est très bien comporté », a observé Dominique Wavre. « Nous avons navigué de façon relativement conservative au début de la course, afin de nous assurer de la fiabilité de notre gréement. Puis nous avons progressivement accéléré, et réalisé de bonnes performances face à nos adversaires. »

© Alexis Courcoux / Mirabaud

Barcelona World Race 2010-11

© Jean-Guy Python / Mirabaud

Coup de projecteur sur les deux premières épreuves de la trilogie.

Les conditions étaient particulièrement difficiles pendant les dix premiers jours de course mais nous avons su gérer cela avec une certaine sérénité.

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© Rui Valido & João Maria / World Yacht Racing Forum

Mirabaud et la voile

Mirabaud LX – le voilier sans coque

éVéNemenTS

Le Mirabaud LX est un voilier expérimental unique au monde, né de la vision et de l’expérience du navigateur et ingénieur Thomas Jundt.

Mirabaud a entre autres soutenu la Swiss Sailing Night, qui permet de récompenser les acteurs les plus méritants du monde de la voile de compétition en Suisse.

Destiné à voler sur ses hydrofoils, le Mirabaud LX est le premier voilier capable de naviguer sans coque, même si un minimum de flottabilité demeure nécessaire pour décoller et naviguer dans le petit temps. Réalisé sur une structure porteuse tubulaire en fibre de carbone, ce bateau est un véritable trésor d’ingénierie. Chaque élément du voilier a été spécifiquement optimisé, dans l’optique d’alléger au maximum l’embarcation et de lui permettre de s’élever au dessus de l’eau le plus vite possible.

Nous avons également soutenu les trois premières éditions du World Yacht Racing Forum, le rassemblement annuel de tous les acteurs de la voile de compétition au plus haut niveau. Mirabaud a décerné dans ce cadre le prix de la meilleure photographie de voile de l’année.

Lien utile  : www.mirabaud.com www.boldormirabaud.com

Véritable défi technologique, le Mirabaud LX a remporté la régate Genève-Rolle-Genève dans la catégorie des monocoques en 2009. Un formidable exploit, reconnu et salué au niveau international.

Mirabaud est impliqué dans la voile de compétition depuis de nombreuses années, notamment par l’intermédiaire du Bol d’Or Mirabaud, du prototype à foils de Thomas Jundt - le Mirabaud LX .

Une politique de sponsoring et de mécénat originale

Le Bol d’Or Mirabaud Organisé par la Société Nautique de Genève, le Bol d’Or Mirabaud est la plus grande régate d’Europe en bassin fermé.

En communiquant et s’associant à des initiatives véhiculant une image de professionnalisme, d’éthique et de performance, Mirabaud accompagne le développement et l’implantation de sa marque aux nivaux local et international.

Disputée pour la première fois le 18 juillet 1939 avec 26 concurrents, cette régate rassemble aujourd’hui près de 600 voiliers, soit environ 2’500 équipiers.

Mirabaud s’est ainsi engagé depuis plusieurs années dans une politique de sponsoring et de mécénat originale, à la rencontre de femmes et d’hommes exceptionnels  : que ce soit dans le domaine de la peinture (   collection d’œuvres du peintre genevois Pierre-Louis De la Rive ( 1753-1817 ) ), de l’aventure de l’extrême ( Mike Horn  ) ou encore dans le domaine de la musique classique.

© Carlo Borlenghi  /  Rolex

Mirabaud apporte son soutien aux projets suivants dans le domaine de la voile  : 

Le Bol d’Or Mirabaud célèbrera son 75è anniversaire en 2013, et Mirabaud soutiendra notamment à cette occasion la publication d’un livre relatant l’histoire de la manifestation, de ses protagonistes et des formidables développements technologiques qu’elle a engendré au fil des ans.

© juergkaufmann.com / Mirabaud

Le Bol d’Or Mirabaud se dispute chaque année, le deuxième week-end du mois de juin. Le parcours consiste en un allerretour Genève-Le Bouveret-Genève. Il est long de 66,5 milles, soit 123 kilomètres. Le vainqueur de l’épreuve en temps réel remporte le challenge Bol d’Or Mirabaud. Ce dernier est remis en jeu chaque année, mais un équipage qui parvient à le remporter trois fois en cinq ans pourra le conserver. Le trophée Bol de Vermeil récompense quant à lui le premier monocoque. Le Bol d’Or Mirabaud s’est forgé une fabuleuse réputation au fil des ans, devenant même l’une des grandes Classiques du calendrier international. Les plus grands marins y ont participé et s’y sont imposé, parmi lesquels Loïck Peyron, Ernesto Bertarelli, Alain Gautier, Russell Coutts, Philippe Durr, Eric Tabarly, Dennis Conner et bien d’autres.

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Mirabaud & Cie Banquiers Privés Laurent Koutaïssoff 29, Boulevard Georges-Favon 1204 Genève T  : +41 58 816 23 90 M  : +41 79 786 78 93

MaxComm Communication 42, Quai Gustave-Ador 1207 Genève T  : +41 22 735 55 30 www.maxcomm.ch Bernard Schopfer M  : +41 79 332 11 76 [email protected] Sites internet  : www.dominiquewavre.com www.facebook.com/dominiquewavre www.youtube.com/dominiquewavre www.mirabaud.com

Mirabaud en bref Mirabaud & Cie, banquiers privés, a été fondée en 1819 à Genève. Devenue une enseigne aux dimensions internationales, Mirabaud déploie ses activités sur quatre continents et dispense à une clientèle internationale des conseils et des services financiers individualisés correspondant à trois lignes de métier : la gestion privée (gestion de portefeuilles, conseil en investissement et services aux gérants indépendants), l’Asset Management (gestion institutionnelle, gestion et distribution de fonds) et l’Intermédiation (brokerage, Corporate Finance et Debt Capital Management).

Avec près de 600 collaborateurs, Mirabaud est présent en Suisse (Genève, Bâle, Zurich), en Europe (Londres, Paris, Madrid, Barcelone, Luxembourg) et dans le monde (Montréal, Hong Kong, Dubaï, Perth).

© Thierry Martinez / Mirabaud

Société indépendante et en plein essor, Mirabaud a triplé en l’espace de 10 ans ses actifs sous gestion. Dans le domaine de l’intermédiation, Mirabaud figurait en 2011 en tête des classements de Corporate Finance (entrées en Bourse et levée de fonds) sur le marché secondaire de la Bourse de Londres (AIM - Alternative Investment Market) et des 100 plus grandes sociétés cotées sur ce marché.

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